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Le triple « AAA »
La France de l'Ancien Régime et celle de Nicolas 1er. Y a-t-il des points communs entre les blocages politiques et financiers, à la veille de la Révolution
française, et ceux auxquels la France fait face aujourd'hui ?
La France de l'Ancien Régime avait de nombreux atouts, notamment des outils de gestion mis en œuvre au temps de Colbert (1619-1683). Mais elle s'est montrée
incapable d'encadrer "l'affairisme" au cœur de l'Etat. Notre quinquennat présidentiel nous amena le Blig Blig de Nicolas 1er avec le monde de la finance et les petits copains du CAC
40 auxquels on distribua les dividendes des deniers publics avec le bouclier fiscal et niches fiscales aux plus fortunés. Ils n’avaient pas assez d’argent les pauvres !
À la fin du règne de Louis XV, on notait déjà : "C'est peut-être par l'esclavage dans lequel les financiers ont tenu les ministres des finances que ces derniers
n'ont jamais osé entreprendre (de) réformes." Mais, la monarchie n'a pas seulement trébuché sur l'ampleur de la dette. Elle a vacillé à cause d'une organisation obsolète, de l'Etat en
général et des finances publiques en particulier. D'un côté, des dépenses insuffisamment contrôlées, ce que l'on appellerait aujourd'hui du clientélisme. Deux conseillers écrivent ainsi, en 1787
: "Le ministre des finances n'a presque toujours été (...) qu'un trésorier sans cesse en activité pour payer des dépenses souvent inutiles.". De l'autre, des recettes centralisées, mais
dont l'Etat perd progressivement la maîtrise. La monarchie n'est pas morte de trop d'impôt, mais d'une insuffisance d'impôt. A l’inverse, aujourd’hui l’Empire de Nicolas 1er nous
écrase par l’impôt et taxes fiscales et n’arrive plus à contrôler ses dépenses. En 2006, la dette était à 57% du PIB, en 2011, la dette est presque à 85% du PIB. Le déficit public est passé de 45
à 50 milliards d’euros par an en 2006 à 145 milliards par an depuis 2007 soit plus de 500 milliards de dette depuis son élection. Pourtant son 1er ministre « Fillon » disait dans tous ses
discours que les caisses de l’état étaient vides ! Depuis les vacances, Nicolas 1er est aux abois, il multiple les plans de rigueur pour conserver sa note triple A. La loi de finances 2012
a intégré: l’augmentation de la TVA 5,5 à 7% sur les travaux de bâtiments anciens, sur restauration; taxe sur les mutuelles de 3,5% à 7%, d’autres produits ont vu le % de TVA passé de 5,5%
à 19,6% etc. J’ai reçu début 2012, le montant de ma cotisation MNH qui augmente exclusivement dû à l’augmentation de la taxe. Aujourd’hui, il veut nous faire avaler la TVA sociale pour
relocaliser les créations d’emplois et diminuer le coût de production.
La nouvelle note de la France, AA+ qui a conduit Standard&Poor's (S &P) à priver notre pays de son triple A et à le dégrader par rapport à l'Allemagne est
le fruit d’une gestion désastreuse qui met en péril la construction Européenne et l’Euro. Elle a mis la France sur le banc des mauvais élèves de la zone sud de l’Euro avec la Grèce, l’Italie,
l’Espagne, Portugal, Irlande. Oui, la perte du triple A est grave. C'est l'image de la France qui est en jeu. Nul ne sait en réalité quelles peuvent être les conséquences financières pour la
France et pour la zone euro de la décision de S&P. Cette décision survient alors que la crise de la zone euro n'est toujours pas résolue ! Le triple A, bien sûr, ne doit pas être le Veau
d'Or, mais sa perte constitue une atteinte à la crédibilité de la parole de la France et de sa politique économique. De ce point de vue, Nicolas 1er et sa majorité parlementaire « UMP »
portent une lourde responsabilité. Que cette sanction arrive à la fin de son quinquennat est le symbole d'un bilan négatif que les citoyens devraient sanctionnés lors des
prochaines élections présidentielles et législatives.
Si la France a perdu son triple « AAA », nous citoyens qui gérons nos finances en bon père de famille, avons gardé pour l’année 2012 notre triple « AAA » que je
vous présente mes meilleurs vœux à tous : « Amour ; Amitié, Argent » et surtout la santé et du travail pour réchauffer le cœur des foyers.
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